Comment transposer le fonctionnement de la nature à l’immobilier

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Pour comprendre comment nous pouvons mettre à profit les technologies déjà présentes autour de nous dans la nature, nous allons nous intéresser à quelques exemples appliqués à l’immobilier tertiaire.

Des constructions autoventilées inspirées des termitières

 

En 1991, l’architecte Mick Pearce est parvenu à construire un immeuble de sept étages sans air-conditionné à Harare, au Zimbabwe, pays connu pour ses fortes chaleurs. Pour réaliser cette prouesse technique, il s’est inspiré des termitières. Malgré un climat difficile allant de 50 °C le jour à 0 °C la nuit, le termite africain parvient à construire son habitat de telle sorte qu’il s’autoventile et maintienne sa température à 30 °C.

Pour imiter le modèle d’autoventilation des termitières, Mike Pearce a placé sur l’Eastgate Centre des petites cloisons qui s’ouvrent la nuit puis se referment pour emmagasiner l’air frais afin de le redistribuer sur l’ensemble des sept étages. L’air chaud, quant à lui, est expulsé par les nombreuses cheminées du bâtiment.

Ce système permet de garantir une température inférieure à 27 °C quelle que soit la température extérieure. Résultat : l’Eastgate Centre est autonome à 90 % et consomme 35 % d’énergie en moins que les autres immeubles du pays !

Des ouvrages qui s’autocicatrisent grâce à des bactéries calcifiantes

Malgré leur apparente solidité et fiabilité, toutes les constructions en béton sont sensibles aux aléas climatiques. Avec le temps, le béton se fissure et laisse l’eau s’infiltrer jusqu’à la structure en métal qui se met lentement à rouiller.

La corrosion augmente le risque de fissures, fragilise la construction et peut conduire à la ruine du bâtiment. Ainsi, les ouvrages en béton font l’objet d’un entretien et d’une surveillance permanents. En Europe, on estime le coût de maintenance annuel des ponts, tunnels et murs en béton à 6 milliards d’euros.

Le microbiologiste Hendrik Jonkers de l’université de Delft aux Pays-Bas, a cherché un moyen d’améliorer la longévité et la solidité du béton. Pour cela, il s’est inspiré de la capacité autorégénératrice des os. Il a mis au point un « bio-béton » qui contient une bactérie productrice de calcaire capable de combler les fissures du béton. Lorsque le béton se fissure, il laisse pénétrer l’eau et réveille cette bactérie appelée bacillus pseudofirmus qui le répare en seulement trois semaines.

Cette découverte permet de réduire les coûts de maintenance des constructions en béton et augmente considérablement leur durée de vie. Un algorithme inspiré de l’implantation des feuilles sur une tige nous indique l’emplacement optimal des bâtiments La façon dont les feuilles des végétaux sont implantées sur une tige n’est pas le fruit du hasard, elles sont disposées de telle sorte que chaque feuille absorbe le plus de lumière possible. Ainsi, les rameaux du dessus d’une plante font le moins d’ombre possible à ceux du dessous.

L’étude de l’arrangement des feuilles ou rameaux sur une tige s’appelle la phyllotaxie et nous permet de nous en inspirer en termes d’approvisionnement d’énergie, de stockage dans un espace réduit ou encore de résistance face au vent. Le cabinet IN SITU Architecture a élaboré un algorithme calculant l’orientation et l’emplacement optimaux des bâtiments d’un quartier afin de maximiser les apports naturels d’ensoleillement, en s’inspirant des lois de la phyllotaxie. Cette disposition des bâtiments possède un double avantage : d’une part elle permet de réduire les consommations énergétiques en utilisant l’énergie du soleil et, d’autre part, elle favorise la bonne santé des occupants en régulant leur biorythme.

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